mardi 18 novembre 2014

[Le top 10] Cinéma de Grim

J'ai pleins de trucs à dire en ce moment donc je vous en fais part. C'est p'têtre l'approche d'une semaine de congés pour moi qui me rend toute chose mais voilà je vous parle.

Ma vie s'articule autour de trois passions, trois arts que sont les 6ème, 7ème et 10ème art c'est-à-dire la littérature, le cinéma et les jeux vidéos. Pour ce dernier point, le terme de 10ème art n'existe pas encore mais ça ne saurait tarder. Quiconque a un T.A.R.D.I.S puisse voyager dans le futur et confirmer mes dires, merci.

J'ai récemment parlé d'Assassin's Creed donc pour le 10ème c'est fait. Niveau littérature, ça sera plus compliqué mais qui sait, peut être un avis sur la saga Divergente ou Neogicia ? Pour l'instant, je vais reprendre un concept assez simple, celui du top 10 et voici les 10 films que j'ai vu et qui ont forgé ma culture cinématographique et ont fait de moi, un fervent admirateur de cinéma.

Information : Ce top 10 est totalement personnel, il n'implique en rien le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique ni le Pape, merci de votre compréhension.


10ème position : Hypertension (Crank)

Pas un très gros succès ce film m'enfin juste assez pour en faire une suite quand même. Vous voulez un GTA version film ? Hypertension est pour vous ! Cartel, drogue, cascades, bastons, sexe, tout y est avec en plus un Jason Statham en première place.

C'est quoi le speech ? Chev Chelios est un tueur à gage qui s'est fait droguer par une virus arrêtant le cœur. Comment survivre ? Empêcher que le cœur ralentisse ! Et vas-y qu'il tabasse tout un bar d'afro-américains, qu'il se fait défibriller, qu'il enchaîne les Red Bulls en conduisant à toute vitesse avant d'avoir un accident. C'est du gag gros et vulgaire sur fond de GTA et de parodies ciné. Vous voulez passer un bon moment avec des amis ? Vous avez votre film. Pour moi, celui-là et sa suite sont de purs douceurs.



9ème position : Hitler, la Naissance du Mal

Evidemment qu'il fallait quand même pour un fana d'Histoire comme moi, un film du genre. N'étant pas un très gros fan de "La Chute", bien qu'apprécié du plus grand nombre pour moi c'est sans hésiter ce film qui ne peut que trôner dans mon classement.

Un Robert Carlyle est ultra charismatique en retraçant les origines de cet artiste devenu l'un des plus grands dictateurs du XXème siècle. Les décors de l'époque, les tensions à la fois personnelles et politiques, les préjugés, les discours même d'Hitler et l'explication du pourquoi et du comment il en est arrivé là, tout cela fait parti d'un film intense et tout simplement l'une des meilleures adaptations de cet homme.



8ème position : New York 1997

Tout fan de jeu vidéo et plus particulièrement de Metal Gear Solid ne peut pas ignorer ce film. Nous avons un film de SF avec Kurt Russell (allez voir d'autres films avec lui, vraiment) qui incarne Snake Plissken, un rebelle qui n'en fait qu'à sa tête et qui doit partir de force dans une mission suicide pour sauver le président de ce qu'il reste des Etats-Unis.

Une B.O de dingue, un Carpenter déjanté qui nous offre un des divertissements les plus jouissifs que l'on puisse voir. Nous sommes en 1981 et les décors en ruines, le côté New York apocalyptique, les personnages loufoques le tout condensé dans un film sombre avec une écriture simple, mais que demander de plus ?

Sa suite, je ne la mets pas dans le classement, et pourtant elle pourrait y figurer, même si j'apprécie les parodies, je préfère en placer d'autres dans le classement car oui Los Angeles 2013 est une parodie des films du cinéma de l'époque et peut être que je reviendrais sur ce film dans une prochaine chronique.



7ème position : Gladiator

"Mon nom est Maximus Desimus Meridius, commandant en chef des armées du nord, général des légions Félix, fidèle serviteur du vrai empereur Marc Aurel. Père d’un fils assassiné,  époux d’une femme assassiné, et j’aurais ma vengeance dans cette vie ou dans l’autre."

Le péplum de ma liste (désolé Spartacus, mais j'ai dû faire un choix drastique !), un Ridley Scott movie comme il n'en fait plus (non, son Robin des Bois n'était pas un bon film !), Joaquin Phoenix qu'on a aimé détester, Hans Zimmer et Lisa Gerrard (Now we are free !) à la musique et un Russel Crowe diiiiiiiiiiiiingue jusqu'à la fin !

C'est une pépite d'or, faut le voir, c'est tout.



6ème position : Scott Pilgrim (vs the world)

Mais qui ne l'a jamais vu ce film ? Qui ? Toi ? Et toi non plus ?
C'est probablement le film le plus geek que j'ai jamais vu. Adapté de l'oeuvre d'O'Malley, on y suit un jeune homme glandeur sur les bords qui tombe amoureux d'une certaine Ramona Flowers et alors qu'ils sortent ensemble, une ligue de 7 ex maléfiques viennent s'en prendre à lui et les uns après les autres, Scott Pilgrim devra les vaincre pour pouvoir rester avec elle. Vous saupoudrez tout ça av ec un style mi-manga, mi-comics, mi-film à l'eau de rose et vous y rajoutez des références à Final Fantasy, des Bob-ombs à certains endroits, des références à des jeux de combats et j'en passe et vous avez un film (et 6 tomes) absolument énormissime. Complètement décomplexé, légèrement hystérique sur les bords, ce film ne vous laissera que peu de répit dans le monde dingue de Scott Pilgrim au Canada. Du grand art signé Edgar Wright ! Vous voulez un Cornetto ?



5ème position : Troupe d'élite (Tropa de Elite) 1 et 2

Allez, on repasse sur un phénomène de société, la lutte anti-cartel et autres dangers du genre. On atterrit à Rio de Janeiro, fin des années 90 pour y suivre la BOPE (Batalhão de Operações Policiais Especiais) soit une police militaire incorruptible agissant dans les favelas principalement contre le crime organisé et les narcotrafiquants.

En quoi ce film est-il une perle ? Y a pas de détours, on y voit absolument tout : la corruption dans la police, les rues en danger, les jeunes travaillant pour les trafiquants, de la torture, des entraînements de malades, des questions d'ordre moral et j'en passe. On a de la brutalité pure et dure tout simplement. Le film ne se cache pas derrière de fausses idées ou de faux espoirs et une chose est claire : pour faire quitter les favelas aux narcotrafiquants, une solution : les y déloger de force.

C'est ce parti pris qui m'a tout de suite plu et pour une fois, le spectateur n'est pas forcé de voir une ville plus claire ou plus sombre que montrée, c'est à lui de se faire sa propre vision malgré ce qu'il se passe, à aucun moment le film ne le prend par la main, il ne fait que partir de "La ville est en proie au chaos, et on va tenter de régler ça". Point. J'apprécie vraiment !



4ème position : Crows Zero (Crows Zero, Crows Zero II, Crows Explode)

Hahahaha, s'il ne fallait citer qu'un ou deux réalisateurs asiatiques, moults d'entre nous pensent automatiquement au grand Takeshi Kitano et à Takashi Miike (ce CINGLE !). En bref toujours, bienvenue au lycée Suzuran, lieu de violences sans noms où des bandes s'affrontent pour prendre la tête du lycée jusqu'au beau jour où Genji, un petit nouveau décide de rallier à sa cause toutes les classes de terminale ne s'étant pas alliées à l'autre gros monstre du lycée, Serizawa.

Miike est un malade, rien qu'à voir sa carrière et ses Ichi, the Killer, 13 assassins et Gozu par exemple, il n'a pas froid aux yeux et touche tout (regardez les bonus de Crows Zero où on le voit expliquer comment taper les uns sur les autres, c'est du caviar !).

Cette trilogie est pour moi quelque d'important car elle a été l'un de mes premiers pas dans le cinéma asiatique et je n'ai pu qu'adorer les deux premiers volets (le troisième n'étant sorti que très très récemment, j'en parlerai plus tard) qui malgré la simple quête de pouvoir à Suzuran traite de la place de la mafia dans la société et auprès des personnes en faisant parti, des problèmes d'identité de certains personnages (faut-il être un leader à tous prix ou suivre, quitte à rester en retrait ?). Humour, bagarre, BO sympa, jeunes talents prometteurs, il a failli rentrer dans mon top 3 mais la quatrième place, c'est bien aussi. Envolez-vous corbeaux !



3ème position : médaille de bronze ! 
Matrix, la trilogie des Wachowski.

Car oui, la saga des Wachowski est juste l'une des plus mythiques de ces 15 dernières années. J'y place à la troisième position la trilogie entière même si les avis divergent, là où la plupart ont détesté le second opus qui servait de transition et pendant que d'autres ont détesté le troisième parce que trop action, et bien moi, jeune spectateur à l'époque, j'ai adoré les trois. Le premier m'a tellement marqué que je ne peux plus regarder des films du genre (Equilibrium si tu m'entends) sans faire un lien avec Matrix en terme de réflexions philosophiques. Les deux opus suivants ont placé la barre si haute que rares sont les trilogies avec autant d'impact maintenant.

Tout y est excellent, les effets spéciaux, les acteurs (damn it, qui connaissait Keanu Reeves avant Matrix ? Bon d'accord je suis de mauvaise foi, les fans du genre l'ont connu dans des films comme 'L'associé du diable' et 'Johnny Mnemonic'), les musiques, le scénario et les combats, rien n'est à jeter. 

Cette trilogie est d'une telle puissance qu'il est rare encore aujourd'hui que je n'en regarde qu'un quand je m'y mets et bien souvent les trois y passent tranquillement. Et vous, suivez-vous comme moi le lapin blanc au fond du terrier ?



2ème position : médaille d'argent !
Psychose (Psycho), d'Hitchcock. 

Soyons clairs, je ne suis pas de la vieille école qui sort que tout ce qui se faisait avant c'est le meilleur comparé à aujourd'hui mais il n'empêche qu'il est bien un réalisateur que j'adore et c'est l'un des maîtres de l'épouvante, messire Alfred Hitchcock !

Dois-je vraiment présenter ce film ? Vraiment ? Depuis 1960 ? 3 suites et un remake (pourris donc je n'en parlerai pas, je ne sais même pas pourquoi je les ai cité, bwaaah !).

Je suis un grand fan du travail d'Hitchcock qui a le don de rendre une situation absolument angoissante, le souci du détail dans des décors épurés et surtout connu pour un maestro du caméo (apparition furtive dans un film). Ce gars est génial, c'est tout et pour moi, Psychose est une des œuvres les plus marquantes de sa carrière et dans l'univers du cinéma. Encore aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de frissonner en revoyant la scène de la douche (et cette musique !) ou la scène d'avant avec le personnage sombre courant dans les escaliers  alors que la caméra est placée en hauteur. On ne voit pas qui est le personnage, ça se passe vite et ça donne un effet remarquablement angoissant.

Psychose c'est le film à ressortir si vous voulez vous remater des classiques d'excellence !



1ère position : médaille d'or !
2001 : l'odyssée de l'espace, de Kubrick

Année 1968, quelque part sur la planète Terre, Kubrick tourne un film 4 ans après le succès de Dr Folamour (que je vous recommande, voir un yankee chevaucher un missile nucléaire en faisant semblant de faire du rodéo avant d'éclater en Russie, ça n'a pas de prix). Résultat ? Récompense en tant que meilleur scénariste, meilleur réalisateur, meilleur effets spéciaux et meilleure direction artistique. Easy.

Je suis de ceux qui ne voient pas le film que pour le côté SF et exploration de l'espace mais surtout pour le côté de l'étude des relations humains-intelligences artificielles. Bordel, on est en 1968 et Kubrick nous parle déjà de ça dans un film d'anticipation où pour une fois, nous ne sommes pas dans le cliché de "tu verras, dans les années 2000 toutes les voitures voleront et on sera fringué bizarre" mais dans un film qui apporte une vraie réflexion sur le futur et sur l'arrivée des nouvelles technologies. Rappelons quand même que nous sommes en 1968, que Star Wars ne sort pas avant 1977 et que le premier Alien sort 11 ans plus tard, wut ?!

Le meilleur souvenir du film que j'ai et qui restera gravé à tout jamais dans mon esprit ce sont les dix premières minutes. Dix minutes à voir un vaisseau passer devant l'écran, sans musique, sans bruit, sans rien, il passe et c'est tout. C'est à ce moment-là que je me suis dit, j'aime déjà ce film, y avait du culot là-dedans et comment ne pas apprécier cela ?!


Voilà mon top 10 atypique et qui devrait donc vous faire dire que le vôtre n'est au final pas si étrange que ça. On se revoit vite pour une prochaine chronique cinéma où pour le coup, je serai moins synthétique qu'ici. 

(Takashi Miike a aimé cet article. Aimez-le sinon, il vous tranchera la langue.)

#Grim

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire