dimanche 16 novembre 2014

[Et si on parlait] d'Assassin's Creed ?

ATTENTION : Cet article contient de fort spoilers des opus avant Rogue et Unity. De plus, je traite essentiellement de l'histoire des jeux et de pas grand chose d'autre. Vous êtes prévenus.

Depuis deux mois, le monde du jeu vidéo est complètement tabassé par les blockbusters (gentiment appelés AAA ou triple A) en tous genres qui viennent s'incruster et monopoliser le marché (juste avant Noël, malin n'est-il pas ?).

Qui n'a pas encore testé Call of Duty : Advanced Warfare, The Evil Within, la Terre du Milieu : L'ombre du Mordor ou encore les derniers Assassin's Creed : Unity et Rogue ? Qui n'ira pas testé le prochain Far Cry ?

Mokay ! Même si tous ces jeux ne sont pas forcément des AAA, ce sont quand même les hits qui se battent pour entrer dans nos consoles et autres machines de guerre !

Mais je ne vais pas parler de tout ça, enfin pas exactement, je vais surtout parler d'une saga chère à mon cœur et qui plus est, vient du studio français Ubisoft : Assassin's Creed.

Difficile de ne jamais en avoir entendu parler de cette mythique saga avec des gars encapuchonnés qui assassinent des gens qui ne leur plaisent pas au nom d'une certaine liberté (KKK ? Nop ASSASSIN'S BIATCH !).

Les assassins et l'Histoire.

Licence phare des années 2000, Assassin's Creed est et sera pendant très longtemps encore un sacré coup de cœur à tel point qu'il est rare que je ne me procure pas le jeu dès sa sortie ou pour Noël. J'ai commencé par le deuxième opus avec un certain Ezio Auditore. Le concept de jouer à plusieurs époques avec des protagonistes différents (ici Ezio et Desmond) me plaisait. Alors quand j'ai pu commencer à côtoyer Leonardo Da Vinci, les Medicis, les Sforza ou plus tard les Borgias dans une Italie en pleine expansion et qui semblait être au centre du monde avec comme tâche principale de lutter contre les Templiers qui venaient de liquider toute la famille Auditore et qui tentaient de renverser les Medicis tout en voulant placer Borgia père en tant que pape (ce qui arriva), tout de suite, j'étais dans un monde à part et j'apprenais une partie de l'Histoire que je ne connaissais que très peu.

(Ezio vs Cesare Auditore)

Pas une seconde à perdre, j'ai plié ce second opus rapidement, j'ai réellement vibré en chassant les Templiers, en côtoyant Machiavel, en découvrant ces assassins secrets et en apprenant leur credo. De ce jeu vidéo, j'ai prolongé l'expérience en regardant "Les Borgias" (la version américaine), j'ai lu "Il Principe" (le Prince), de Machiavel et je me suis renseigné sur les Medicis. Bref, ce jeu vidéo est une mine d'Histoire et l’interactivité avec l'univers le place en jeu à absolument faire.

Fort de cette expérience hors du commun, lancement du premier Assassin's Creed. Nouveau coup de cœur, époque plus sombre, moment des croisades, on y croise Richard Cœur-de-Lion, bref tout va bien. Le personnage principal est Altair, celui qui deviendra le réformateur du clan des Assassins et surtout un des piliers de cet ordre. Le jeu y est linéaire mais pour l'époque, c'était une claque. 

Deux opus et ?

Et bien, l'univers du présent avec Desmond nous mène sur une catastrophe qui doit arriver et dont la solution se trouve une nouvelle fois dans le passé. Avec l'histoire d'Adam et Eve, des dieux de la mythologie grecque et romaine qui sont les derniers créateurs de monde et qui ont tous disparus (tout en cherchant à revenir) et c'est tout. Malheureusement on n'en apprendra guère plus après la catastrophe de 2012 esquivée. 

Les deux suites directes du II, c'est-à-dire Brotherhood et Revelations sont les opus qui ont divisés les fans. Mais pour moi, ça a été une grande réussite. Révélations qui permettait notamment de voir nos deux précédents héros se croiser dans une faille temporelle et tous les deux discuter de l'avenir des assassins tout en assistant à la fin d'Altaïr et au départ à la retraite d'Ezio. 

C'était osé de camoufler ces révélations et de lier ces personnages, mais surtout on assistait à une vraie fin pour ces personnages et ces univers dans lesquels encore aujourd'hui j'aime me replonger. Ca, terminé, que demander de plus ? Une suite !

Les rumeurs ont couru bon train, révolution française, guerre de sécession, guerres mondiales, guerre en chine ? Qu'importe, les historiens ont fait un sacré bon boulot, les jeux sont cool à jouer et les personnages ont un incroyable charisme et pourtant, si on savait ce qui nous attendait...



Le nouvel acte !

Etats-Unis et les templiers. BAM, on n'y passe pas par quatre chemins, exit les assassins, on incarne un templier, un Kenway qui après avoir forniqué avec une indienne a un fils qui luttera contre lui pour se venger du massacre de sa tribu et parce que c'est un templier. Bref, Altaïr avait ses idéaux, Ezio voulait apporter de la justice et rétablir l'honneur de sa famille et là, on a un mouflet mi-britannique mi-indien qui veut juste tuer son père parce que c'est un templier et que... non, juste parce qu'un vieil homme lui dit que les templiers sont les méchants. 

A ce moment-là, j'ai eu mal à mon Assassin's Creed. Cet indien ne dégageait pas grand chose, l'histoire n'était intéressante que lorsque l'on aidait Washington à casser de l'anglais. Tout comme Final Fantasy, on est arrivé à un croisement où les fans des premiers ont arrêté tandis que les autres ont continué.

Hissez-haut le drapeau noir !

Un an après, Ubisoft nous offre le grand-père du fils de Pocahontas en chef pirate et l'exploration se fait aussi bien sur terre qu'en mer avec un navire de guerre rien qu'à nous. Au menu, du Barbe-Noire, de la piraterie, de l'exécution d'assassins (et oui, c'est l'une des premières personnes que l'on tue) et de la défaite car l'histoire se passe au début de la piraterie avec Hornigold et toute la clique jusqu'à la chute de la piraterie avec l'enrôlement des corsaires et la future destruction de Nassau.

On a enfin un héros qui revient avec du charisme et un goût certain pour le Rhum (Jack es-tu là ?). La guerre Assassin/Templier ? On s'en fout, ça ne reviendra qu'à la moitié du jeu pour pas grand chose au final. Vous avez alors le choix, soit vous prenez ce nouveau scénario pour ce qu'il est soit un excellent jeu sur la piraterie soit vous passez votre chemin car "c'est plus l'Assassin's Creed d'avant".


Et maintenant ?

A la sortie des derniers opus de cette saga, une question se pose : 

- Qu'attendre de ces jeux ? Faut-il les prendre indépendamment (là où on nous avait fait comprendre de les apprécier pour l'ensemble) et passer outre la guerre de moins en moins visible entre Assassins et Templiers ou être déçu ?

Le premier bébé sorti est Rogue, nous plaçant dans la fin de la trilogie nord américaine et où pour le coup, l'ancien assassin que l'on jouait va s'amuser à dérouiller ses anciens alliés en tant que templier. Le speech m'intéresse mais pour le coup, quid de l'Histoire avec un grand H ? 

Se battre aux côtés de Napoléon ? Challenge accepted !

Unity est le nom de celui sur next-gen (ou current-gen maintenant ?) et tout le monde en a entendu parler car c'est bien pendant la révolution française qu'il a lieu. Là, plus de questions à se poser, on y jouera un assassin qui va se battre avec le peuple pour renverser le pouvoir, aider Napoléon à monter en grade et botter un peu de templiers sur la route tant qu'à faire. Un retour aux sources qui devrait faire taire les "C'est plus comme au début" et qui plus est, devrait mettre une claque assez vertigineuse à tous les joueurs. Pour les nouveaux gamers qui n'auraient jamais joué à la série, pourquoi ne pas commencer par celui-là par exemple ? 

Sur ces belles paroles, n'oubliez pas notre credo mes frères et sœurs, rien n'est vrai, tout est permis !



#Grim

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire